Les mangas japonais sont très rarement édités directement sous forme de volumes reliés. Ils paraissent tout d'abord de manière découpée dans des magazines de prépublication, des revues spécialisées qui leur sont consacrées.
Les rythmes de publication de ces magazines peuvent beaucoup varier, allant de l'hebdomadaire aux publications mensuelles voire trimestrielles. Les séries y sont souvent publiées par chapitres d'une vingtaine de pages. À l'intérieur d'un même magazine, le papier peut parfois changer de couleur, afin de distinguer rapidement – les manga se lisent toujours rapidement – les différentes séries les unes des autres.
Techniquement parlant, les manga sont presque toujours en noir et blanc. En effet, ils sont la plupart du temps publiés dans un premier temps dans des revues peu coûteuses, sur du papier recyclé, et souvent seules les premières pages de la revue (correspondant à une mise en avant d'une série particulière) ont droit à de la couleur. C'est ainsi que l'on retrouve parfois des pages en couleur au beau milieu des œuvres éditées par la suite séparément.
Notons au passage que les mangas comptent souvent un nombre de pages (de planches) très importants. À titre d'exemple, une BD européenne contiendra une quarantaine de planches quand le manga en comptera plus d'une centaine, et parfois même plus de deux cents. Par ailleurs, le manga est le plus souvent une série en plusieurs volumes. Au final, le nombre total de planches racontant une histoire dans un manga est beaucoup plus élevé que dans une BD à l'européenne (même s'il s'agit d'une série). Ceci affecte par conséquent beaucoup la structure du récit et sa narration. D'où des techniques propres au manga
Les revues de manga sont généralement destinées à une catégorie d'âge précise :
Josei pour les jeunes femmes et adultes ;
Kodomo : pour les jeunes enfants ;
Redisu : pour les femmes adultes.
Seijin : pour les hommes adultes ;
Seinen : destinés aux jeunes hommes et adultes ;
Shōjo : destinés aux jeunes filles adolescentes, manga sentimental;
Shōnen : pour les jeunes garçons adolescents.
On distingue aussi certains genres particuliers :
Nekketsu : Terme signifiant sang brûlant désignant les manga shônen mettant en scène des héros exaltés défendant des valeurs viriles traditionnelles telles que le courage, l'amitié et le dépassement de soi ;
Ecchi : manga érotique (attention, le terme Ecchi est également utilisé pour les images érotiques stylisées manga) ;
Gekiga : manga dramatique des années 1960-70 ;
Hentai : manga pornographique hétérosexuel (idem que pour l'Ecchi, cependant à la différence des images Ecchi, les images Hentaï présentent souvent des scènes explicites) ;
Jidaimono : manga historique ;
Moé : manga tourné vers un sentiment ou une affection fétichiste pour un personnage ;
Shitei : manga de type humoristique pour petits et grands ;
Shōjo-ai : romance sentimentale entre femmes ;
Shōnen-ai : romance sentimentale entre hommes ;
Suiri : policier, manga tourné vers le meurtre ;
Yaoi : romance sexuelle entre hommes, genre destiné aux femmes (certaines scènes peuvent être parfois censurées).
Yonkoma : manga en quatre cases (équivalent du comic strip), souvent humoristique ;
Yuri : romance sexuelle entre femmes, genre destiné aux hommes (certaines scènes peuvent être parfois censurées).
Dans les pays francophones, seules quatre catégories sont couramment publiées : Shōjo, Shōnen, Seinen et Shitei.